Le Mr Jourdain de la SV
Comme ce bon Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les Burl’ faisaient de
Voilà un certain nombre d’années que Mrs Burlington et moi-même avons donné une orientation particulière à notre vie, au grand dam de notre entourage :
- Nous n’avons jamais eu de voiture : Parisiens, l’achat d’une voiture nous a toujours semblé non seulement inutile, mais surtout une inépuisable source d’emmerdements en même temps qu’un gouffre financier sans fond.
- J’occupe un emploi qui, aux dire de nombreuses personnes (flatteuses, sans doutes), n’est pas à la hauteur de mes capacités : Je n’ai jamais eu aucune autre ambition professionnelle que d’occuper un poste qui ne gaspille pas mon temps et soit un minimum utile à la collectivité.
- Mrs Burlington a « profité » des trois ans de congé parental à la naissance du second malgré la difficulté financière engendrée : Notre choix fut vite arrêté : allaitement, pas de cantine, disponibilité, cuisine maison, bonheur, temps… que du bénéfice. En plus, je ne suis pas persuadé que le contrecoup financier fut si important que ça.
- Nous avons peu de dépenses loisirs : Les restos sont souvent décevants, le ciné est hors de prix, le théâtre m’endort, nous conchions les salles de gym, en un mot rien ne vaut, à nos yeux, une après-midi en famille.
- Et j’en passe…
- QUOI ! Vous n’avez pas voiture !
- Mais tu n’as donc aucune ambition ! Tu pourrais gagner tellement plus !
- Dis moi, tu ne t’ennuie pas toute la journée à changer des couches ?
- Tu sais, travailler c’est gagner son indépendance !
- Dites-moi, vous ne sortez pas souvent, ça vous ferais du bien…
- Comment ça ! Vous ne programmez pas un super voyage organisé à l’étranger !
- Et j’en passe aussi…
Avant nous nous justifiions péniblement, tentant de mettre bout à bout les arguments valables, sans autre succès qu’une mine dubitative et légèrement désabusée sur le visage de nos contradicteurs.
Mais depuis peu notre vie à changée ! J’ai découvert la SV,
Réseau Québécois pour la simplicité volontaire
Toujours est-il qu’aujourd’hui je peux répondre à mes détracteurs par deux mots ; ce n’est pas plus efficace que l’argumentaire d’avant, mais ça m’économise.
Et surtout, cette découverte m'a permis d’organiser une pensée un peu confuse. Lecteur convaincu de Gandhi, Schweitzer, Monod, Thoreau j’avais ce gout diffuspour la simplicité mais sans savoir qu’il correspondait à un mode de pensée qui, à mon avis, est indispensable à la survie de notre espèce.
Et je vois mieux le chemin à prendre sur cette voie. Pour moi, ça passe par le désencombrement, c'est-à-dire l’élimination des objets inutiles accumulés et là, croyez moi, j’ai du boulot.