Période bleue
Aujourd’hui et conformément au fil rouge de la semaine, je vous propose ma vision toute personnelle du bluesman, proche de la caricature, mais bon, on fait ce qu’on peut.
Le bluesman joue du blues et moi j’aime le blues. Musique simple (mais point simpliste), musique des bleus à l’âme, musique du quotidien difficile…
Ont dit souvent du blues qu’il est la maladie et le médicament, j’aime bien cette définition.

Guitariste, chanteur, pianiste, harmoniciste, il puise au fond de son âme pour nous offrir sur 12 mesures sa sombre et souvent humoristique vision de la vie. Il parlait d’argent, de sexe, de flics et de mort bien avant que les rappeurs aient cru inventer la musique. Sa vie ferait bien souvent passer un roman de Chester Himes pour un conte pour enfants.
Je ne serais qu’un imbécile misogyne si je ne parlais pas des blueswomen, femmes émancipées et fortes, souvent sulfureuses, rien à envier aux hommes (écoutez un peu Bessie Smith pour voir)…
Pour conclure, les Bluesmen (& blueswomen) sont des êtres humains, des vrais, pleins de fêlures, d’imperfections, de rage, de blessures terribles, de beauté transcendante. Comparé aux lisses et insignifiants chanteurs Zalamod, je vous jure que le contraste est saisissant.
Pas de liste d’artistes, j’en oublierai trop, juste deux livres :
La grande encyclopédie du Blues, du très encyclopédique Gérard Herzhaft chez Fayard
Le blues par Séphane Koechlin, chez librio dont le prix modique (2€, le mien est marqué 10FF, tout fout l’camp) n’est pas la seule qualité.