St Lolo
Ce bon Saint Laurent que nous fêtons aujourd’hui est né aux alentours de 200 (après Jésus of course) en Espagne de Maman Patience et Papa (qu’il avait la chance de connaître, lui) Orence.

Le premier truc classe que l’on doit à St Lolo est d’avoir filé toutes ses richesses aux pauvres (acte suffisamment rare chez les membres de l’Eglise Romaine pour être signalé). Evidemment, ça n’a pas plût à tout le monde. Le préfet de Rome, un cuistre de la pire espèce lui promit mille tortures en guise de punition, na !
Le préfet était, hélas, homme de parole et il fit rôtir notre pauvre Laurent qui n’en demandait pas tant sur un gril.
Le deuxième truc classe de St Lolo, est de ne pas avoir moufté pendant la cuisson, on lui prête même ce trait d’humour à l’endroit du vil préfet : "Ce côté est assez rôti, tourne moi de l’autre."
Pour info, sachez que le Palais de l’Escurial à Madrid est en forme de gril, en souvenir du martyre de Saint Laurent… Où la coquetterie architecturale va se loger, je vous le demande.
Mais qu’arrive-t-il à ce pauvre Burlington, parpaillot briseur d’icônes pour nous faire l’apologie d’un saint catholique !
Et bien, très cher lecteur il se trouve que ce prénom m’est tout particulièrement cher et je n’en dirais pas plus.
J’allais oublier, St Laurent est aussi, bon goût exquis, patron des rôtisseurs. Pensez-y la prochaine fois que vous vous apprêterez à acheter un poulet à la broche doré à point, l’image de ce pauvre martyr vous conduira avec les anges et leurs trompettes aux portes du végétarisme.