Le digicode

Publié le par Burlington

Traitons tout de suite de sa fonction première : Empêcher les malfaisants de pénétrer le lieu ainsi protégé.
Comme chacun le sait, le malfaisant n’est pas absolument abruti, sinon sa carrière se termine dans les plus brefs délais entre les quatre murs d’une cellule. Le malfaisant correctement cortiqué donc, saura, à son avantage, se faufiler avec discrétion derrière le premier honnête homme venu et se retrouver dans la place pour y commettre son méfait. Cette technique est également employée par les représentants de commerce et autres distributeurs de tracts ce qui me porte à les ranger dans le même sac que les malfaiteurs susnommés.

Une autre solution que je tiens des milieux interlopes qu’il m’arrive de fréquenter dans le seul but d’édifier le plus grand nombre, consiste à se faire fabriquer par le premier « cléminutiste » venu un double de ce qui est communément appelé clé PTT où encore passe PTT qui permet de se défier des codes sans le moindre souci. Nous autres braves gens sans mauvaises intentions aurions bien du mal à nous procurer pareille clé, mais pour le malfrat avide de mauvais coup, aucune difficulté.

Il me semble là clairement démontrée l’inefficacité crasse de ce couteux dispositif.

Mais je ne m’arrête pas ici et trouve deux avantages à cet objet :

Le premier est, au solennel moment des changements de code, de permettre à la première concierge venue de se prendre pour Mata Hari transmettant quelque message crypté dont dépend l’avenir du monde, alors qu’elle vous tend le papier avec le nouveau code, vous renouvelant pour la énième fois toutes les recommandations de sécurité avec un regard soupçonneux.

Le deuxième avantage est de donner aux andouilles patentées l’illusion de la sécurité, bien plus utile que la sécurité elle-même car elle vide les portefeuilles et remplit les urnes.

Publicité

Publié dans Objets

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article