Mes amis les Gibis

Publié le par Burlington

Depuis mercredi Claude Pieplu n’est plu, j’en profite (si je puis dire) pour écrire mon billet d’humeur sur un sujet à la cruciale importance, les Shadoks.
Ceux de ma génération (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…) ont été bercés par la voix éraillée de Monsieur Pieplu, nous narrant avec brio les aventures des Shadoks.

Première chose, Claude Pieplu n’était pas le créateur des Shadoks, mais le talentueux narrateur de leurs aventures. L’auteur se nommait Jacques Rouxel, que justice lui soit rendu.

Deuxième chose, les Shadoks n’étaient que de fieffés abrutis possédant quatre mots de vocabulaire (ga-bu-zo-meu) et plein de devises imbéciles (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué). Leur faisait face les fascinants Gibis, à la nature sereine et joviale et à l’intelligence développée (inventeurs du cosmogol 999). L’histoire les a quasiment oublié ! (Essayez de trouver des articles sur les Gibis, pour voir !).

Arrêtons nous un instant sur ce flagrant délit de révisionnisme télévisuel : Les français, peuple étonnant nourrissant une fascination et un amour immodéré pour les imbéciles, les perdants, les incultes et les propres à rien se sont fait des Shadoks des héros à leur image, en profitant pour immoler par l’oubli les sympathiques et ingénieux Gibis aux valeurs si peu hexagonales.
C’est pour cela que ma voix s’élève aujourd’hui ! Pour rendre enfin un hommage mérité aux Gibis et leur offrir la place qui leur revient dans notre panthéon télévisuel, quelque part entre Garcimore et Goldorak (sur lesquels il y aurait beaucoup à dire également).
Voilà, c’est chose faite, je m’endormirais ce soir avec le sentiment du devoir accompli.

Publié dans Télé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Moi aussi je voudrais être un GIBI !
Répondre
B
Merci de me rejoindre dans ce juste combat !